Lecture :

''La dame au petit chien" de Tchékhov' Par Muriel Mayette ( de la Comédie Française) Maison Jean Vilar. 15h Un bon moment, on apprécie le récit et la lecture subtile de la comédienne Il y a d’autres lectures prévues...

Le OFF

Meia Lua

De la Cie Malka

Les Hivernales. 17h

Quel plaisir, quel enthousiasme ressentis en voyant ce spectacle ! Avec une vraie idée de scénario, des danseurs d’une force et d’une virtuosité étonnantes. Loin du folklore des rythmes brésiliens, c’est une danse contemporaine, influence hip hop, chorégraphie au millimètre, et danseurs magnifiques. Un régal, vous dis-je... Allez-y et réservez, je suis certaine que ça va être vite complet.

1962

De Mohamed Kacimi

Les Lucioles. 14h20

Mise en scène Valérie Grail Un homme et une femme, sur un quai, à Marseille. Un bateau est attendu. Ils se retrouvent, évoquent leurs souvenirs et l’amour qu’ils ont éprouvé l’un pour l’autre... Cousins, ils ont vécu dans un petit village près de Bou Saada, ont connu La France à travers l’école et maintenant, il est incapable de retourner dans ce pays bouleversé par l’arrivée des “barbus”, elle y retourne, malgré eux, pour retrouver ses élèves. Très belle écriture, poésie et réalisme mêlés. Texte sensible et juste. Beau et émouvant. M.K. est un excellent auteur de théâtre ! Décor très simple, mise en scène sobre et comédiens parfaits.

A voir absolument !!! J’insiste : La comédienne est membre fondateur du Cartoun Sardines et ex-comédienne du Théâtre du Soleil Articles plus qu’élogieux dans la presse ( Télérama, Libération, Le Nouvel Obs....)

Le dernier jour d’un condamné De Victor Hugo Les Lucioles. 16h Le texte de V.H. , de bons comédiens... La mise en scène un peu trop chargée : a-t-on besoin de tous ces artifices modernes (vidéo, magnéto...) ? Je l’ai vu, me disant que ça ferait un complément à l’expo “Crime et Châtiment” qui était à Paris.

Le IN

La Casa de la Fuerza

De Angelica Litell

Cloître des Carmes 21h30

Des cris, de la fureur, du sang et des larmes... Douleur et violence...

A.L. dit la solitude insupportable qu’elle subit et les peines physiques et morales infligées par un homme qu’elle a follement aimé Texte autobiographique. Dès le début, on sait que ça va être violent et cru, deux comédiennes entrent, s’allongent et exposent leur sexe au public. AL arrive peu après, et elle commence à dire, dans une logorrhée verbale, sa peine, elle hurle, elle vitupère, elle crache ou rit... Arrivée d’une troupe de Mariachis et on comprend , à travers les paroles des chansons, que le thème sera “amour, abandon, désespoir” Un moment d’une incroyable beauté : un homme entre avec son violoncelle, il joue un morceau de Vivaldi et se met à chanter d’une voix de haute-contre. Absolument magnifique. Les trois femmes se mettent à fumer, à boire... Elles rient, elles pleurent

La deuxième partie est celle de la douleur, réelle, physique, qu’elle s’inflige. Tout en disant le mal qu’elle pense d’elle, le mal que lui a fait l’homme aimé (!?) elle s’inflige des scarifications sur lesquelles elle pose un linge blanc, et le sang est là, elle le montre... Une femme vient prélever du sang, mis en éprouvette, qui servira à dessiner un cercle rouge à la place du coeur... Puis le calvaire, pour les trois femmes : déplacement avec efforts et ahanements d’une dizaine de banquettes. Transport et vidage de gros sacs remplis de cailloux. Déblayage des cailloux avec des pelles, épuisement sans doute réel, une comédienne s’allonge, les deux autres lui jettent sur les jambes des pelletées de pierres... Elles sont épuisées, elles souffrent, essoufflées et couvertes de poussière noire. On est spectateur ou voyeur ? Entracte J’étais avec mon amie Nathalie Nous sommes parties d’un commun accord Attention, il y avait des moments vraiment intenses et captivants mais les douleurs physiques, non, c’est insupportable

Bon festival à tous